L’histoire ne parlera à personne, parce qu’elle est anodine et n’a marqué que moi. J’habitais Ribérac, à une cinquantaine de kilomètres, et ne venais au Centre de Bergerac que les week-ends. À un quart de siècle d’existence, je n’avais pas voyagé et le CERP constituait pour moi une ouverture sur le monde. Il y avait…
L’histoire précédente plantait le décor sur l’ambiance qui régnait. Celle-ci va un peu plus loin… D’un naturel facétieux, j’avais pris l’habitude, lorsque le hasard me plaçait derrière le pilote, de positionner mes mains sur ses yeux et de faire : — Coucou ! Qui c’est ? Il s’ensuivait un moment de surprise tendue, car pour…
Il était un pilote dont les commandes de vol étaient le prolongement de ses membres. Ceux qui ont connu le CERP auront reconnu François L. Une inclination particulière à l’aviation (la vraie) renforcée par une expérience liée aux rotations d’enfer qu’imposait la fréquentation du CERP, lui avait donné un sens de l’air et de la…
Comme tous les CERP, celui de Bergerac n’échappait pas à la mouvance des pratiquants, car le parachutiste est nomade et grégaire, qu’il soit débutant ou expérimenté. Ainsi débarquèrent un jour à Bergerac deux Belges qui allaient animer pendant quelque temps la vie du Centre : Jean-Marie M. et Francis C. Belges tous les deux, avec…
À l’époque, l’aérodrome de Bergerac portait encore le nom de Bergerac-Roumanière, du nom du lieu-dit sur lequel il avait été construit. Une constante sur les terrains : les gamins et les chiens ! Le parachutisme se démocratisant vers la fin des années 80 (comprendre : pratiqué pas seulement par des militaires), les familles arrivant dans…
Figures incontournables des centres para, attirés autant par les annuités vite gagnées au sein des CEPS que par le plaisir de sauter, les militaires ont marqué la vie des centres. Ils étaient partout, de tout temps, jusque dans les années 80. Leur discipline favorite était la voltige et la précision d’atterrissage. Il fallait de l’abnégation…