Tartare et Coca-Cola

L’histoire ne parlera à personne, parce qu’elle est anodine et n’a marqué que moi.

J’habitais Ribérac, à une cinquantaine de kilomètres, et ne venais au Centre de Bergerac que les week-ends. À un quart de siècle d’existence, je n’avais pas voyagé et le CERP constituait pour moi une ouverture sur le monde. Il y avait là un brassage de population qui apportait ses différences culturelles et ouvrait des horizons nouveaux, même au niveau de la cuisine !

Ainsi, un jour où l’équipe de VR4 Coca-Cola n’est pas en peine d’argent, elle décide avec quelques autres d’aller manger au restaurant en ville. Comme je suis motorisé, je propose d’emmener du monde.

À table, je me retrouve à côté d’Éric Fradet et le modeste pratiquant parachutiste que je suis savoure le fait d’être assis auprès des champions. Quel autre sport permet à des amateurs de côtoyer l’élite ? Je n’en connais pas…

Pour revenir à la table, mon voisin commande un steak tartare. Ignorant que je suis, nourri jusque-là de pâtés, de confits et de magrets aux pommes sarladaises, je prends la même chose pour découvrir ce mets exotique.

On revient au Centre et j’embarque avec l’équipe dans l’avion, pour sauter isolément, s’entend. Je ne sais pas si c’est l’œuf ou la viande, mais quelque chose ne passe pas…

Pendant la montée, je dois jouer des coudes pour accéder à la porte afin de respirer l’air frais et éviter de vomir.

Devant des champions… la honte !